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-nota : cet article se veut généraliste et informel.

Il n’a d’autre but que de rétablir certaines vérités en laissant le lecteur tordre lui-même le cou à certaines légendes. Il n’est ni un cours sur le « son » ni une épreuve d’électronique appliquée. Les pinailleurs de la virgule et les ayatollahs de l’avis fondé sur leurs impressions sensorielles voudrons bien fermer cette page prestement. Les quêteurs de données mathématiques, eux, se reporteront aux nombreux ouvrages qui existent dans ce domaine.

BENE DIAGNOSCITUR, BENE CURATUR  -  " Bien diagnostiquer, c'est bien soigner "

         Au cours des ans, le transistor, utilisé d'abord seul puis sous forme de circuit intégré, a supplanté le tube à vide dans pratiquement toutes les applications. Sa stabilité de fonctionnement, sa linéarité, sa rapidité, et sa longévité ont permis des évolutions technologiques remarquables : rendons-nous compte que le moindre processeur de 10cm² d’un ordinateur grand public peut enfermer 2 millions de transistors ! Imaginez maintenant que chaque transistor ait le volume d’une 12AX7… Une semi-remorque ne suffirait pas à transporter l’équivalent d’un I-phone.

Néanmoins, il existe trois domaines où les tubes à vides restent intéressants :
-    les applications hautes puissances (les émissions radio ou TV de plusieurs kilowatts),
-    l’hyperfréquence (faisceaux hertziens, satellites…),
-    les applications audio d’instrumentation ou de HIFI (bien que dans ce dernier cas, leurs avantages reste très controversés ou sujets à un effet de mode).

En effet, et pour se concentrer plus particulièrement sur le domaine de l’amplification d’instruments ou de voix, avec des tubes à vide le spectre audio est « enrichi » d’harmoniques paires, renforçant la note jouée, et donnant cette sensation de « note plus chaude »….
Sans aller plus avant dans des considérations technologiques, les nombreux inconvénients des tubes à vide (génération d’harmoniques paires (qui à cause de leur proximité de la fondamentale est un inconvénient majeur lorsqu’on cherche à les supprimer), linéarité en fréquence, temps de montée important, bruits divers, faible durée de vie, fiabilité aléatoire…) sont le mal nécessaire, du point de vue de notre oreille, à l’obtention de ce fameux « son chaud » qui est caractérisé par :
-    le « creusement » (relatif) des fréquences médiums (non linéarité du gain en fonction de la fréquence),
-    l’écrêtage lorsque le tube est poussé dans ses retranchements (fort volume + surcharge = distorsion-écrêtage, la fameuse distorsion à lampe).
Dans ces conditions extrêmes d’utilisation, la génération d’harmoniques paires et l’écrêtage « amorti » par le transformateur de sortie permettent le renforcement de la note fondamentale jouée (superposition de la fondamentale et des harmoniques 2, 4,…). Ce qui nous amène à la question « puissance » : vaut-il mieux un ampli de 15w poussé à fond ou un 100w dont le volume est sur « 2 » ?

Enfin, il conviendra toujours d’être attentif à l’homogénéité du chainage des équipements en se posant la question de l’intérêt de mettre, au milieu d’une liaison analogique guitare –> ampli à tubes, une pédale de distorsion à base d’ampli opérationnel (harmoniques impaires), fusse-t-elle de marque réputée…
Je vous laisse avec le dilemme…

 


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